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vendredi, mars 21, 2008

Putain de justice(autopsire de Chantale Sebire)

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Putain de justice

Putain de justice, tu te prostitues
Aux sacrilèges, et nous devons condamner
Ta liaison avec le malhonnête irrespect
A la porte de ton palais, siège des bévues

Sais-tu justice le délit que tu commets
Tu viole illégitime notre souci d’humanité
Tu lui oppose ton droit, dans l’habit de l’effronté
Qui met en en avant ton intangible sévérité

As-tu mesuré le mal que tu as fait
As-tu souffert, de ta violence imposée
Sur celle qui ne te demandait que bonté
Elle croyait à la douceur de ton front justicier

Mais voilà qu’après l’avoir rejetée et laissée
Dans la solitude d’une mort annoncée
Tu viens comme un charognard la voler
Oui ! Tu vas dépecer ce qui lui reste en vrai

Sur sa volonté, Il ne lui reste plus que des lambeaux
Là ! Déchirée déchiqueté sa dignité, tu as osé
Avais-tu le droit, à une autopsie du délit insensé
J’entends ses pleurs, ils disent meurtris l’irraisonné

Justice ne me dis pas, responsable je me dois
Tes amants, juges régnant sur l’imbécilité
Je voudrai violer leurs âmes et les persuader
Que la justice n’est pas une divinité sous notre toit

Vous les fourbes, faiseurs de morale, de lois
Je vous entends : On ne devait cette exemption
Un pour cent il manque pour que ne soit illusion
Oh vérité, la mort n’appartient qu’au vœu de son soi

Alors je vous dis : Si dans vos palais vous ne savez
Ecrire en toute bonne foi, la bonne loi qui fait foi
Pourquoi faire supporter à la démocratie en soi
La faute dont vous êtes responsable par le fait

Pourquoi légiférer vous à postériori, sans souci
La démocratie vous paie, pas pour faire un délit
Pour nous les petits, la moindre faute est un déni
Est-ce une faute ce vœu, de dire a la souffrance : ici git

Une ame se va (Chantale Sebire n'est plus)

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Une Ame se va ; vers son paradis
Homme de loi, pourriture de la vie
As-tu touché de tes yeux le vomi
De la souffrance qui pue le souci
Non! Alors regarde en face ce bonheur

Malheur! Il ne pourra t’appartenir
Tu as condamné la paix d’avenir
Tu devras un jour t’en repentir
Je souhaite demain te voir frémir
Que le mal te montre ce qu’est souffrir

Brave femme je t’entends me dire non
Laisse aller, un jour ils me manderont pardon
De ne pas avoir compris leur déraison
Leur justice n’est pas une oraison
Me voilà soulager de leur vile raison

Tu sais j’ai souffert bien trop pour crier
J’ai pleuré chaque jour comme une condamnée
Mais ce n’était pas la mort proche qui me gênait
Mais la bêtise de ces grands moralistes usés
Par leur volonté de ne pas me rendre ma volonté

Leur droit crois-tu qu’il puisse tout régir d’aise
Leur loi offre t’elle le droit de ne pas naître, fadaise !
Ils pensent Dieu, et avec leur fric serai-ce, fadaise !
Ils tuent dans leur guerre, ma vie serai-ce, fadaise !
Leur famine tue, comment peuvent-ils , oh malaise

Je suis partie, je les vois sourire, mafiosi de la vie
Ils ont arnaquée ma pensée, ils l’ont salie, enlaidie
Mais me voilà heureuse à la porte je l’ai blanchie
Je me sens propre, et mon âme voudrait dire merci
A tous ceux qui ont su comprendre que ce ne fut folie
۩•Ƈƒ

,'appelez pas enthanasie mon projet(Chatale Sebire(1)

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Le mal outrage mon corps
La douleur brutale me dévore
Faudra-il encor et encor
Que je pleure pour ma mort

Je n’ai rien demande
Un jour pour être né
Tout me fut tant imposé
Que je ne pus me rebiffer

En ce jour d’espoir ruiné
Dernier défi à l’autorité
Pour que me sois abrégé
Tant de sacrifices répétés

Toi Justice ! Injustifiable justice
Légifère mon droit en appendice
Tu ne dois faire plus de sévices
A ma bonne volonté, elle dévisse

Puis je croire que vous putes
Me laisser seule dans ma lutte
Ma noble sagesse réfute
Toute soumission à l’insulte

Pardon, pardon, laissez-moi
Ma mort ne sera pas croix
Je ne veux souffrir sous mon toit
Là bas la douce paix, redonne moi

Pourquoi! Oui pourquoi s’acharner
Dès demain s’envolera ma pensée
Ce qu’il m’en reste je veux l’utiliser
Pour vous dire, laissez-moi aller

Que vous coûte un geste de bonté
Pour soulager mes atrocités
Soyez d’humanité, mes bons conseillers
Sans animosité, ceux de ma volonté

N’appelez pas euthanasie mon projet
Mais geste du handicap soulagé
Réalisé par des gens déconcertés
Du mal fait à ma puritaine sincérité
۩•Ƈƒ

jeudi, mars 20, 2008

Au matin de printemps

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Au solitaire matin brumeux de Montmartre
J’ai admiré un arbre levant ses bourgeons
Aux prémisses des effluves du printemps
Elles suintent leurs saveurs couchées au vent
Hommage mirifique annonçant la bonne saison
Aux amoureux enlacés aux douceurs d’un âtre
¤
Les artistes déballent illuminés leur blanche toile
Pour donner une vie printanière à ce monde
Les pinceaux éveillés s’étirent bombés d’envie
En sortant de ce fourreau froid, peignant la survie
Ils relèvent intéressés leur blonde mèche ronde
Pour absorber la touche colorée du premier voile
¤
On aperçoit au loin bien calfeutrées sur les rives
L’enrubannement d’une seine encor empoussiérée
Les premiers pas d’amoureux escortent l’étreinte
De ces amants oubliant les heures d’une feinte
Pour nous laisser croire que le jour ne se repaît
Que d’ espaces où la nuit vous quitte à la dérive
¤
Aux portes fermées de l’hiver ouvrant les petites rues
Quand les ménagères parlent nostalgiques de leur noël
L’hiver c’était hier mais déjà à la lucarne le noël demain
On raconte la neige pure comme se raconte le destin
Des bonnes journées vives du bel été sous les tonnelles
On s’évade sur ce nouveau temps qui paisible se mue
¤
Sur le bords endimanchés des fleuris jardins publics
Les petites têtes florales aux pétales colorées savourent
Les premières raies d’un radieux et étincelant soleil
Illuminent les visages des promeneurs au songeur réveil
Et leurs yeux intimidés par le nouvel azur s’ouvrent
Aux nouvelles beautés de ces arc en ciel chimériques
¤
Les aînés retrouvent dans leur hardiesse la jeunesse
Qui les avaient a la porte de l’hiver au dedans livrés
À la fenêtre close et silencieuse d’où en ce jour soudain
S’échappent mille et mille notes qui chantent le matin
Elles accompagnent au dehors la merveille des bouquets
De ces senteurs inhalées au grand air pur sans paresse
¤
Les gonds de la grande porte de l’hiver disparu grincent
Ils laissent pugnaces ouvrir le battant fier sur le printemps
Et les tendresses de la nature envahissent fraîches les murs
Que les arbres habillent en verdure de leur neuve parure
Le vert tendre s’échappe des allées pour épouser le temps
Il propose au poète médusé l’inspiration en vers de prince
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mercredi, mars 19, 2008

Je rage

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Ce soir au fond d’une pensée ardue
Me voilà à tout jamais perdu
Je pense sage à cette vie intense
Né au front d’une grande prudence
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Je rage d’espoirs dans ce bon silence
Du grand mal de cette différence
Quand un amour placide s’encourage
A ne rester qu’une trop belle image
¤
Je souffre de tous ces mots irréels
Qui parcourent mon doux cœur fidèle
Ils voudraient vociférer le bonheur constant
À qui se saignera d’or pour mon désir ardent.
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